Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

Seite: 135
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1806/0208
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( r35 )

Planche soixante-cinquième.— Vénus demandant à F ul-
cain des armes pour Enée. Tubleau de la galerie du
Musée; par Vau Dyck.

Virgile n’est point pour la pèinture une source aussi
abondante qu’Homère ; le vaste génie du poèie grec
semble avoir lui seul fécondé tous les arts. Cependant
l’Enéide offre beaucoup de. scènes pittoresques qu’on
peut transporter sur la toile. Plusieurs artistes les ont
déjà traitées, mais rarement avec un succès complet.
C’est dans le huitième livre de ce poème admirable que
se trouve le sujet du tableau de Van Dyck. Virgile sup-
pose que Vénus demande à Vulcain des armes pour
Enée, son fils. M. Delille a rendu ainsi ce passage qu’on
est contraint d’abréger :

Je viens donc prè: de Vous, ô Dieu que je révère !

Pour un fils adoré vous supplier en mère:

Qu’une armure pour lui sorte de votre main;

Que le inonde à ce don reconnaisse V ulcain.»

El'.e dit, et voyant sa faible résistance,

Elle échauffe son cœur d’un doux embrassement.

Son époux j que séduit son tendre empressement,

De ses premiers désirs sent palpiter son ame;

Il reconnaît Vénus à l’ardeur qui l’enflamme;

Et le rapide éclair des amoureux transports

Pénètie chaque veine et court partout son corps.

Alors le Dieu du Feu , qu’attache à la Déesse
D’un cœur toujours brûlant i’éterneüe tendresse;

Vous faut-il tant de soins pour me persuader?

C’est à moi d’obéir, à vous de commander...

.Tout ce qu’ont de puissance

Et l’haleine des vents et le 1er et 'es leux
Sous mes savantes mains va seconder vos vœux.

Cessez donc en priant d’offenser ma tendresse, etc.

33

il.
loading ...