Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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( Mo )

Il voyagea beaucoup dans sa jeunesse, vint à Paris où
s étant lié avec Martin Fréminet, peintre célèbre dans
son temps, il en reçut des conseils qui achevèrent de
le perfectionner. Ainsi, quoique Fréminet n’eût que
trois ans de plus que Porbus, ce dernier doit être pour-
tant regardé comme son élève; niais il ne tarda pas à le
surpasser. Il peignit l’histoire avec beaucoup de succès,
et l’on en peut juger par un tableau de la Cène qu’on
voit maintenant au Musée. Cette belle production, dont
on insérera la gravure dans l’un des prochains Numéros,
est un chef-d’œuvre. Cependant Porbus se livra plus
particulièrement au Portrait dans lequel il a excellé. Il
est peu de cabinets d’amateurs qui ne renferment quel-
ques-uns des nombreux ouvrages qu’il fit dans ce genre.
Il peignit plusieurs fois Henri IV qui se plaisait à lui
donner séance , et l’Hôtel-de-ville de Paris possédait
deux de ses tableaux relatifs aux premiers événemens
du règne de Louis XIII.

François Porbus mourut à Paris, en 1622 , âgé de 5a
ans, et fut enterré dans l’église des Petits-Augusiins
où est aujourd’hui le Musée des Monumens français.
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