Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 11.1806 [Cicognara Nr. 3401-11]

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suffit pas pour faire connaître quel est dans ce tableau le
Saint qui apparaît à S. Ambroise avec les deux martyrs.
Peut-on le reconnaître pour S. Vital leur père? Est-ce S.
IMabor ou S. Eélix près de qui ils étaient inhumés? Son cos-
tume est celui que les peintres donnent à S. Paul; mais rien
ne justifie la présence de cet apôtre dans cette composi-
tion. C’est donc aux personnes qui étudient particulière-
ment les légendes à décider quel est le nom qu’il convient
de donner à cette figure.

Ce tableau est l’un des plus beaux du Musée; tout y est
peint d’une manière large et moelleuse , hors pourtant les
draperies qui sont un peu lourdes. La clarté de la lune,
les rayons de la lumière céleste, la pâle lueur des flam-
beaux, produisent en se confondant un effet de la plus
grande beauté, et d’autant plus admirable que l’artiste
a dédaigné de le rendre piquant par aucun de ces con-
trastes calculés, ressources ordinaires des talens médiocres.
Les expressions sont fortes et vraies ; le dessin n’est sans
doute pas du plus grand style, mais il est ferme et correct.
Les moindres détails de ce vaste morceau méritent des
éloges par la force de leur exécution. Il décorait autrefois
l’église de S. Gervais, l’une des plus riches de Paris en
chef-d’œuvres de peinture. Les figures sont d’une très-
grande proportion.
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