Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

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Planches première et deuxième. — La Peste de Jaffa ; par
M. Gros.

Ce tableau,qui a établi la réputation de son auteur,fut
exposé au Salon de l’an i3, et appartient au gouverne-
ment qui le fait exécuter en tapisserie. Le public et un
grand nombre d’artistes s’empressèrent de rendre justice
aux beautés de cet ouvrage qu’ils couronnèrent spontané-
ment, ainsi que cela était arrivé les années précédentes
pour quelques productions qui, lors de l’exposition,
avaient enlevé tous les suffrages.

Avant d’analyser cette composition, il est nécessaire de
rapporter la notice qui se trouve dans le Livret du Salon.

« Les ravages que faisait la peste dans l’armée d’Orienf,
« depuis le commencement de la campagne de Syrie,

causaient une inquiétude générale. Les effets de ce
<< fléau se firent sentir avec plus de force, immédiate-
<,<. ment après le siège de la ville de .Taffa, qui fut prise
<< d’assaut.

« Le général en chef Bonaparte, voulant détruire le
« prétexte de découragement qu’un sentiment exagéré, de
« crainte pour cette maladie,pouvait faire naître dans l’ar-
a mée, et prouver que ses effets étaient moins terribles
<< que l’effroi qu’ils causaient, visita l’hôpital des pestifé-
a rés de Jaffa, dans les plus grands détails. Après avoir
« fait porter tous les secours qu’on put lui procurer, et y
<< avoir même envoyé une partie de ses provisions parti-
« culières, le général, suivi de son état-major et du mé-
<< decin en chef de l’armée, qui cherchait à lui per-
<< suader de ne pas trop prolonger sa visite, n’en donna
« pas moins de temps à tous les détails de l’hôpital,
12.

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