Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

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Planche troisième, — Le mariage de la Vierge. Tableau
de la galerie du Musée ; par César Gennari.

La Vierge avance modestement la main pour recevoir
l’anneau nuptial que lui donne S. Joseph ; celui-ci porte
un lis en fleurs. Le Grand Prêtre du temple bénit leurs
nœuds; et les parens, placés derrière les époux, considèrent
cette scène avec intérêt.

On reconnaît dans ce tableau la faible imitation d’un
modèle qui pourrait être dangereux : les Gennari, parens
duGuerchin,suivirent servilement sa manière,sans pou-
voir ni éviter ses défauts ni atteindre au degré de force qui
caractérise son talent. Le dessin de cet ouvrage est faible
et peu correct ; les draperies sont disposées sans goût, et le
coloris manque de légèreté et de chaleur. On ne peut louer
dans cette production que les airs de tête qui sont assez
gracieux , une certaine naïveté de style et la grande habi-
tude du pinceau.

Ce tableau, peint sur toile, a 8 pieds io pouces de haut,
sur 6 pieds 2 pouces de large. Les figures sont de grandeur
naturelle. Il vient de Modène.

César Gennari naquit à Cento, pays du Guerchin son
oncle, en 1641 ou 1642. Elevé par son parent, il apprit à
peindre pour ainsi dire en naissant; la manière de son
maître qu’il adopta lui valut des succès dans le genre his-
torique; il ne réussit pas moins dans le paysage auquel il
se livra avec application. Il mourut à 47 ans. Benoît Gen-
nari, son frère aîné, se forma dans la même école ; son
oncle, qui l’aimait beaucoup, se reposait sur lui du soin de
sa maison. A la mort du Guerchin , Benoit passa en An-
gleterre où il obtint l’estime de Charles II et de Jac>~
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