Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

Seite: 31
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1806a/0052
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 31 )

Planche douzième.—La Vierge et VEnfant Jésus. Tableau
de la galerie du Musée ; par le Guerchin.

Le désir de produire un trop grand nombre d’ou-
vrages est souvent funeste à un artiste; car il ne peut
les traiter avec assez de soin pour qu’ils contribuent
également à soutenir sa réputation. Le Guerchin pourrait
à cet égard mériter quelques reproches. Il était doué
d’une facilité extraordinaire ; c’est ce que signifie sans
doute le passage d’une lettre d’Annibal Carache à Louis
son cousin: « Nous avons ici, lui écrivait-il, un jeune
« homme qui est un prodige; c’est un monstre; je ne dis
n rien de trop; ses ouvrages épouvantent les plus ha-
n biles peintres. » Il est vrai que le Guerchin, abusant
quelquefois de cette prodigieuse facilité, produisit plu-
sieurs morceaux assez faibles : on pourrait citer entre
autres cette Madone qui n’est remarquable que par la
foixe du relief et une touche large et moelleuse. Les
draperies ont une ampleur exagérée, et la figure de
l’enfant est faiblement dessinée. Cependant il faut con-
venir que, malgré ses défauts, cette production n’est
pas encore la plus négligée de celles que le Musée possède
de ce maître.

Ce tableau, peint sur toile, a 3 pieds io pouces de
haut, sur 3 pieds 3 pouces de large. Il vient de Modène.
loading ...