Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

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(43)

<< ô Dieu î ses yeux immobiles ne se tournent plus vers
h moi. Mon fils ! réveille-toi. Hélas! je l’appelle en vain
<< il est mort. » Adam, après quelques consolations adres-
sées à son épouse , s’écrie à son tour : « Oui, mon Dieu,
n tu nous permets sur cette terre maudite de t’implorer
<< dans nos désastres, tu n’as pas entièrement anéanti le
« pécheur, etc. »

Quoique ce tableau soit d’un peintre flamand, rien n’y
rappelle le goût de son école; les figures sont posées et
ajustées avec beaucoup d’art et de goût; le dessin en est
correct ; les raccourcis de la figure d’Abel sont savans et
bien sentis. Le coloris pourrait avoir plus de légèreté, mais
il est harmonieux. Le fini précieux de Yan der Werff
répand quelquefois un peu de froid dans ses ouvrages, et
les chairs ont souvent le poli de l’ivoire; mais ces défauts
ne sont pas aussi sensibles dans ce morceau que dans les
autres productions du même maître.

On ne sait pourquoi il a presque totalement sacrifié le
fond à l’effet des figures ; un beau paysage, tel qu’on se
figure les lieux qui furent le berceau de l’espèce humaine,
eût contrasté heureusement avec l’image de la destruction
et semblait même être commandé par le sujet.

Ce tableau , dont les figures ont à peu près un pied de
proportion, fait partie de la collection du Musée ; il est
maintenant placé dans les appartemens de l’Empereur.
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