Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

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es! inutile de rapporte!1 ce qui en a déjà été dit dans Get
ouvrage. Le goût qu’il avait contracté à Venise pour le
genre de peinture qu’on appelle Bambochades, se fait
apercevoir même dans le sujet pathétique du Christ
expirant sur la croix. Les soldats placés à la gauche du
tableau sont d’un caractère plus vrai qu’élevé, et ceux
qui tirent au sort la robe du Sauveur, ont des physiono-
mies et des attitudes tout-à-fait grotesques: la figure prin-
cipale est d’un style maigre, et généralement le dessin
de cet ouvrage offre les plus grandes incorrections. Il n’est
pas nécessaire de faire voir que les costumes manquent
de vérité : si les peintres flamands du premier ordre ont
besoin d’indulgence à cet égard, on ne doit pas montrer
plus de sévérité envers ceux d’un ordre inférieur. Le
mérite de François Franck est dans la couleur et dans
la touche; ces deux qualités sont ici remarquables, l’une
par l’harmonie et par l’effet, l’autre par la légèreté et la
finesse : mais c’est surtout dans les objets d’un goût bas
et trivial que son pinceau paraît avoir plus d’esprit et de
feu, ce qui fait croire que Franck eût dû se borner au
genre des carricatures, quelle que soit l’opinion des his-
toriens de l’école flamande sur le mérite de ses tableaux
d’histoire.

Lefs figures sbnt d’une très-petite proportion ; pour ne
pas trop les réduire dans la planche, on n’a pas cru de-
voir donner le trait des quatre figures d’Evangélistes et
de plusieurs scènes de la Passion peintes en grisaille et
servant de bordure au morceau principal. Cet entourage
est exécuté avec plus de facilité que de correction et dç.
goût.
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