Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

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Planche quarante-unième. — Le Mariage de la Vierge»
Tableau de la galerie du Musée ; par Stella.

En présence du Grand-Prêtre qui fait une exhortation
aux deux Epoux, S. Joseph remet l’anneau d’alliance à
la Vierge dont les regards baissés annoncent la douce
modestie. Un Acolyte du grand-prêtre tient le livre de
la loi ; deux jeunes Lévites portent des flambeaux, et du
côté de la Vierge sont rangées plusieurs jeunes Filles dont
l’une retient un Enfant qui joue avec un Chien. De l’au-
tre côté du tableau, un des Prétendans à la main de
Marie, furieux d’avoir éprouvé ses refus, brise la verge
que, selon l’usage des Juifs, l’amant doit présenter à
celle qu’il recherche en mariage, et que l’artiste n’a pas
oublié de placer dans la main de S. Joseph. On voit,dans
le fond, d’autres Prétendans qui se retirent du temple.

Cette composition offre un caractère de naïveté qui
rappelle les ouvrages du Poussin. Ami et pour ainsi
dire élève de ce grand homme, Stella s’attacha à suivre
sa manière; mais, comme il n’avait pas ces dispositions
extraordinaires qui font le grand peintre, il ne put imi-
ter son modèle que dans certaines parties de l’art. Son
goût d’ailleurs était loin d’avoir cette sévérité qui est une
des qualités distinctives des moindres productions du
Poussin. Ce tableau en fournit plusieurs preuves : l’ac-
cessoire de l’Enfant et du Chien est un remplissage inu-
tile et même ridicule. La tête du jeune homme qui porte
un flambeau derrière S. Joseph, et dont on ne voit qu’une
partie, se confond avec celle de ce Saint. Stella, par une
disposition générale mieux combinée, eût évité cet in-
convénient qui est reproduit, mais d’une manière moins

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