Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

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d’an lion. Ces trois Divinités achèvent de caractériser îe
corps de l’Etat pour lequel ce bas-relief a été composé.

Entre ce groupe et celui des jeunes Guerriers , des
Mères en pleurs, viennent à l’autel de la patrie, chercher
des consolations dans la douleur que leur causent les dan-
gers que leurs fils vont courir.

On remarque , dans cette composition, qu’une partie
des personnages sont allégoriques , et que les autres sont
purement historiques.

Après avoir rendu justice à cet ouvrage, qui se distin-
gue par la noblesse et la pureté du style, la correction du
dessin, l’élégance des draperies,et la finesse des détails, on
croit devoir, pour l’utilité des artistes, rappeler ici quelques
observations flûtes par le public sur le costume antique que
M. Moitié a donné aux Conscrits. On citera d’abord un
passage du Dictionnaire des Beaux-Arts, par M. Millin,
relatif au costume.

<< On s’est beaucoup disputé, dit ce Savant, pour savoir si
^ l’on devait employer le costume national dans les ouvra-
it ges de l’art ; le costume a paru si contraire à l’objet de
l’art, que dans le dernier siècle on s’est avisé de repré-<
^ senter Louis XIV à l’héroïque, sous les traits d’Apol-
n Ion et ceux d’Hercule , comme on le voit à la porte S.
a Denis ; mais on a ombragé sa tête d’une énorme perm-
it que. Le costume rend d’une extrême difficulté les
« ouvrages de l’art moderne. Il y a des occasions, comme
a la représentation des traits historiques, dans lesquelles
il faut se tenir strictement au costume du temps ;
« mais, pour les bustes, les statues, on peut choisir un
costume allégorique et qui prête davantage à l’idéal. »
D’après ces idées judicieuses, on pourrait penser que
M. Moitte s’est écarté des principes en donnant aux Con-
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