Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 12.1806 [Cicognara Nr. 3401-12]

Seite: 133
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1806a/0203
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( i33 )

Planche soixante-troisième.— Sainte Famille, dite le

Sommeil de l’Enfant Jésus. Tableau de la galerie du

Musée; par le Guide.

La Vierge vient de suspendre sa lecture pour contem-
pler son fils. Elle soulève un des coins du linge sur lequel
il est étendu. S. Joseph, et deux Anges admirent la tran-
quillité du sommeil de l’Enfant divin dont la tête est ceinte
d’une auréole. Près de ce groupe. Sainte Elizabeth caresse
le petit S. Jean ; plus loin , Zacharie est occupé à méditer
sur les Saintes Ecritures.

Ce tableau est peint sur une ardoise ; il a 14 pouces de
haut sur 10 de large. Il a été tiré d’une église de Modène.

On raconte qu’un jour le Josépin, examinant avec le
Pape une nouvelle production du Guide, ne put s’empê-
cher de s’écrier, malgré la haute idée qu’il avait de son
propre mérite: ^Nous autres, nous travaillons comme des
« hommes ; le Guide travaille comme un Ange. » On
serait tenté de croire que ce fut devant cette Sainte Fa-
mille qu’une pareille exclamation lui fut arrachée. En
effet, dans ce charmant ouvrage, la grâce se trouve unie
à la science; et la pureté du dessin, le moelleux de la
touche, le bon goût des draperies, la naïveté des carac-
tères, enfin la disposition de l’ensemble, doivent satis-
faire le connaisseur le plus sévère. Il faut cependant
convenir qu’on pourrait desirer un peu plus de noblesse
dans les formes et de légèreté dans les ombres.

12..
loading ...