Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche troisième. — Sa Majesté VImpératrice , visitant
L’Hospice de la Maternité, à Paris. Tableau par
M. Lafond.

Cet Hospice est une des institutions qui attestent le
plus évidemment les bienfaisantes sollicitudes du Gou-
vernement (i). C’est là qu’une épouse délaissée et dans
l’indigence, une jeune femme victime de la séduction,
se réfugient avec confiance, et vont mettre au jour les
fruits d’une union malheureuse. Avant que cet asile eût
été offert au repentir et à l’infortune, combien de mères
livrées au désespoir, combien d’enfans nouveaux - nés ,
victimes innocentes des fautes de leurs parens, ont péri
ïaute de secours, au sein de l’obscurité et de la misère?

Dans un siècle où l’on accuse l’égoïsme de concentrer
toutes les affections, il se trouve encore des âmes géné-
reuses qui ne craignent pas d’entendre les plaintes de la
douleur, et d’essuyer les larmes du repentir. Une Prin-
cesse, qui ne voit dans la grandeur que les moyens d’exer-
cer sa bienfaisance, et qui du haut du trône tend une main
protectrice aux infortunés, donne chaque jour l’exem-
ple de la plus sublime des vertus. Plus d’une fois l’Im-
pératrice a visité l’Hospice de la Maternité : sans autre
éclat que celui qui est nécessaire pour rendre les conso-

(1) L’Hospice de la Maternité, ci-devant Hôpital des Enfans-
Trouvés, est divisé en deux maisons, dont l’une, située rue d’En-
ler, dans l’ancienne maison de l’institut de l’Oratoire, est destinée
à l’accouchement des mères indigentes; et l’autre, située rue de la
Eourbe , est consacrée au dépôt des enfans nouveaux-nés et aban-
donnés, et à leur allaitement, jusqu’à ce qu’ils «oyent envoyés en
nourrice ou en pension dans les département.

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