Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

Seite: 27
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1807/0045
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( $1 )

Vlanclie dixième. — Jean de la Barrière recevant une

lettre de Henri III, Tableau du Musée des Monumens
français ; peint sur verre par Sempy, d’après le dessin

de Mathieu Elye.

Ce tableau, d’environ dix-huit pouces de hauteur,
est un de ceux qui étaient placés au centre des vitraux
du cloître des Feuillans, rue S. Honoré à Paris. Us
furent exécutés par Michu et Sempy, d’après les cartons
de Mathieu Elyas. ou Elye,peintre flamand, né à Cassel,
en i658 et mort à Dunkerque en 1741- Ces vitraux ont été
recueillis et placés au Musée des Monumens français;
011 en voit quatorze, ils sont peu endommagés. Il y en avait
encore un provenant du même cloître et représentant le
portrait en pied de Henri IV : il a été dérobé.

Dom Jean de la Barrière,né à Saint-Seré en Quercy,
venait d’être nommé abbé des Eeuillans dans le diocèse
de Rieux, lorsqu’il projeta de réformer l’ordre de Citaux
et d’en faire revivre l’esprit dans son monastère. Il fut
secondé par Sixte V qui confirma le nouvel institut en
l585; et l’année suivante, Henri III appela'près de lui
Jean de la Barrière. Son ordre se distinguait chaque jour
par une ferveur nouvelle et par des austérités si bizarres
qu’on ne peut s’empêcher de croire que le récit en a été
exagéré. On raconte, entre autres, que dans leurs repas
ils se servaient de crânes humains au lieu de tasses. Du
temps de la ligue Dom Jean se montra toujours soumis à
l’autorité légitime; mais, malgré ses efforts pour maintenir
dans de justes sentimens les religieux de son abbaye, il y
en eut beaucoup qui se laissèrent corrompre, et se soule-
vèrent contre lui-même. Us le dénoncèrent au Pape, et
parvinrent à le foire interdire ; la ville de Rome lui fut
loading ...