Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche dix - huitième. — Antinous, Sérapis. Bustes
antiques du Musée Napoléon.

Le premier de ces deux morceaux est un bas-relief de
la plus belle exécution. La sculpture sous Adrien n’a pro-
duit rien de plus précieux pour la grâce des formes et la
perfection du travail. Les Antiquaires ont reconnu dans ce
buste Antinous, le favori de l’empereur. Les fleurs de
lotus dont Antinous est couronné, rappellent sa mort et
son apothéose arrivées en Egypte. Mais cette demi-figure
n’est sans doute que le fragment d’un bas-relief considé-
rable, qui selon l’opinion de Winckelmann, devait repré-
senter Antinous sur un char et tenant des rênes dans la
main: l’attitude de la figure est d’accord avec cette idée.

Ce bas-relief en marbre de Luni, de 3 pieds io pouces
de hauteur, trouvé à Tivoli vers le milieu du siècle der-
nier , ornait précédemment la cheminée d’une des salles
de la villa Albani. On y avait ajouté un encadrement
de marbre précieux, rehaussé de camées d’albâtre. Ces
ornemens superflus ont été supprimés. Le pouce et deux
doigts de la main droite-, ainsi que la moitié de la main
gauche, ont été restaurés. On y a ajouté une couronne; il
aurait été plus convenable d’indiquer des rênes qui eussent
rappelé le motif de la composition.

La seconde figure de cette planche représente Sérapis,
divinité des Egyptiens, que les Grecs ont pris tantôt pour
Jupiter, tantôt pour Pluton ou pour le Soleil. Suivant une
tradition conservée par S. Augustin qui l’avait puisée dans
Varron, Apis, roi des Argiens, était passé avec une flotte
en Egypte, et après sa mort les Egyptiens lui rendirent les
honneurs de l’apothéose. Ce trait est contesté par quelques
Critiques.
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