Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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peu de partisans, et ne fut pas favorable à sa fortune,
il avait été l’ami de Rubens et de Van Dyckyil passa
en Angleterre après la mort de ces deux grands peintres,et
prit alors une manière plus douce qui plut davantage. De-
retour à Anvers , il fut employé à décorer des églises, et
fit un grand nombre d’ouvrages qui mirent le sceau à sa
réputation. Il mourut dans sa ville natale en i65i,âgé de
5i ans. Il laissa un fils qui était son élève.

Le Musée ne possède que trois tableaux de G. Seghers,
S. Mathieu et S. Jean l’Evangéliste en pendant l’un de
l’autre, et S. François en extase soutenu par les Anges. Si
ce dernier est véritablement de la main de Seghers, il est
bien difficile de concevoir qu’il soit l’auteur des deux au-
tres, ou il fallait que son talent à l’époque où il peignit les
Evangélistes eût étrangement dégénéré. On pourrait en
conclure qu’il eut tort d’abandonner le style qu’il s’était fait
en Italie. Le tableau de S. François dont nous publierons
le trait, est un des plus beaux du Musée. Il faisait partie du
cabinet du roi, et était attribué au Carache, quoiqu’il n’y
ait pas d’apparence qu’il soit de ce maître; au surplus, il n’a
aucun rapport, pour le faire, avec le lableau de S. Ma-
thieu, où l’on ne remarque qu’une nature commune, un
coloris fort ordinaire, et une sécheresse d’effet qui ne-s’ac-
eorde point avec l’idée que l'on se fait d’un peintre fla-
mand renommé dans sa patrie. Dans l’un ou l’autre cas,
peut-être y a-t-il erreur de la part de ceux qui ont rédigé
le catalogue du Musée ; mais nous ne nous permettrons
pas de prononcer sur cette question, croyant devoir nous
conformer exactement aux indications données par le
catalogue.
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