Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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disposition et le caractère des figures, surtout de celles
qui sont sur le premier plan. Si l’on ne voyait le corps du
Christ, où se décèle le pinceau brillant et moelleux de Ru-
bens, ainsi que la tête du soldat armé d’un casque, on se-
rait embarrassé de nommer l’auteur de cette composition.
Il s’est même écarté de cette belle pratique de clair-obscur
dont les tableaux de l’école vénitienne lui avaient dévoilé
le principe, et qui consiste à lier les clairs aux clairs et
les ombres aux ombres. Dans le tableau de la Résurrec-
tion , les lumières sont dispersées et l’effet est morcelé.

Heureusement Rubens reconnut que lorsque la pre-
mière éducation de l’artiste a été négligée ; c’est-à-dire,
lorsqu’il n’a pas été, dès sa tendre jeunesse, imbu des chef-
d’œuvres de l’antiquité, c’est en vain qu’il chercherait la
correction et la sévérité du style. Il y renonça, et conserva
ses défauts que de si grandes beautés font oublier!
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