Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche vingt-quatrième. — Apollon et Marsyas. Bas-
relief du Musée des Monumans français.

Ce bas-relief, de même que celui qu’on a publié précé-
demment, tome i3, planche 5o, et dont le sujet est la
Mort et la Résurrection , a été adapté, depuis l'établisse-
ment du Musée des Monumeus français, au piédestal de
la colonne élevée à la mémoire de Henri III par Charles
Benoise, secrétaire de ce monarque. Ces deux morceaux
de sculpture n’ont été réunis que pour leur conservation ,
car ils n’ont aucun rapport entre eux ni avec le monu-
ment. La colonne torse, en marbre Campan Isabelle,
d’ordre composite, ornée de feuilles de lierre, de palmes
et de chiffres enlacés, fut exécutée dans un seul bloc, par
Barthélemy Prieur. Elle a 9 pieds de hauteur ; elle portait
un vase où était renfermé le cœur de Henri III; ce
vase a été entièrement détruit.

L’origine du bas-relief dont il est question dans cet
article n’est pas connue. Au style de la composition et du
dessin, au goût de l’exécution qui est moelleuse et soi-
gnée, on peut présumer que c’est une copie faite par un
sculpteur du seizième siècle, d’après un camée antique.
Quelques personnes ont cru y reconnaître Apollon et
Marsyas. Le Dieu, sous les formes du sexe féminin, ainsi
que l’ont représenté quelques anciens statuaires, est ap-
puyé sur sa lyre et prête l’oreille aux sons de la flûte de
Marsyas. Il est vrai que ce dernier n’a pas ici la
figure d’un Satyre; mais l’artiste n’a voulu donner que
des formes humaines à ce personnage célèbre qui, selon
Diodore de Sicile, joignait à beaucoup d’esprit et d’indus-
trie, une sagesse et une continence à toute épreuve. Marsyas
inventa la flûte où il réunit tous les sons qui auparavant
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