Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche vingt-huitième.— Flore. Statue antique de la
galerie du Musée.

On connaît, sous le nom de Flore, plusieurs Divinités et
quelques femmes célèbres par leur beauté. La première est
une des Déesses qui présidaient aux blés : à certains temps
de l’année on lui offrait des sacrifices. La seconde, que les
Grecs appelaient Cliloris, était une des nymphes des Iles
fortunées: ellefut enlevée par Zéphyr quidevintson époux;
elle obtint l’empire des fleurs. Selon Pline , on voyait en
Grèce sa statue de la main de Praxitèle, et son culte fut en
vigueur chez les Sabins et les Romains, et chez les Pho-
céens, fondateurs de Marseille. A Rome, une courtisane
nommée Flore, et selon quelques-uns Larentia, ayant
constitué le peuple Romain héritier de tous ses biens,
fut mise par reconnaissance au nombre des Divinités, et
son culte fut confondu avec celui de l’ancienne Déesse. Il
y eut encore une autre Flore, maîtresse de Pompée. Sa
statue fut placée dans le temple de Castor et Pollux, comme
un modèle de beauté.

Il serait difficile de dire de laquelle de ces Divinités,
cette statue offre ici l’image. Leurs attributs sont les mêmes,
et les monumens antiques, en général, représentent Flore
sous les traits d’une jeune nymphe couronnée de fleurs et
tenant de la main gauche un bouquet ou une corne d’abon-
dance remplie de fleurs; mais quelques antiquaires ont cru
reconnaître dans cette figure, connue sous le nom de Flore
du Capitole, Polymnie, à cause de la ressemblance de ses
traits avec ceux de la Muse que l’on voit dans la même
galerie.

La statue de Flore est un chef-d’œuvre pour la grâce et
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