Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Le troisième buste est remarquable par la noblesse du
caractère, le grandiose des formes et la beauté de l’exécu-
tion. Comme il a beaucoup d’analogie avec les médailles
de Lucius César, fils d’Agrippa et petit-fils d’Auguste, on
présume que c’est le portrait de ce prince. A l’exception
des deux oreilles qui sont fort endommagées, ce monu-
ment est d’une conservation parfaite.

Quelques antiquaires ont pensé, d’après sa ressemblance
avec quelques médailles de Marcus Opellius Macrinus,
que le quatrième buste offre le portrait de cet empereur.
L’exécution en est commune, mais la physionomie a
beaucoup d’expression : on y trouve cet air de dureté ,
d’arrogance et de mépris qui caractérisent le personnage
auquel on l’attribue. Né à Alger dans l’obscurité, d’abord
gladiateur, chasseur de bêtes sauvages, puis tabellion,
intendant du fisc, enfin préfet du prétoire, Macrin fut
élu empereur en 217, après Caracalla qu’il avait fait assas-
siner. Il périt dans une conjuration, après un an d’un
règne obscur qui ne fut marqué que par quelques actes
de cruauté et de perfidie.
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