Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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( 8.ô )

« Christ porté en terre. Ici la tête du Sauveur offre
« la beauté d’un jeune héros sans barbe. Annibal
« Carache est le seul, à ce que je sache , qui ait suivi
« Raphaël. C’est ce qu’on voit à trois tableaux qui
« représentent le même sujet. Le premier est à Naples,
«au cabinet dont nous venons de parler -, le second
« est à Rome , à S.-Francesco a Ripa, et le troisième
« aussi à Rome , à la chapelle du palais Pamfile. Ce-
« pendant, si une pareille configuration du Sauveur
« était une innovation choquante pour certaines per-
« sonnes , à cause de l’usage reçu de le représenter
« avec de la barbe , je conseillerais à l’artiste de con-
« templer et de prendre pour modèle le Christ de
« Léonard de Vinci. Pour moi, je n’ai rien vu de plus
«beau dans ce genre qu’une tête du Sauveur de la
« main de ce même maître , tête admirable, qui se
« trouve dans le cabinet du prince deLichteinstein, à
« Vienne.Cette tête, malgré la barbe, porte l’empreinte
« de la plus haute beauté virile , et on peut le recoin-
« mander comme le plus parfait modèle-. »
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