Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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« finissait sa vie dans ce pieux asyle, lorsqu’il reçut de
« son fils, pensionnaire du roi d’Espagne à Paris,
« le portrait de cet artiste et celui de son frère ; une
« lettre d’envoi annonçait quelques succès propres à
« flatter la tendresse d’un père. Ce vieillard à qui sa
•< fille présentait cet hommage de la piété filiale, en
« ressentit un peu de consolation. Le saint évêque
«s’approche: bénissez vos enfans, lui dit-il ; et rendez
« grâce à Dieu du moment de boidieur dunt-il vous fait
« jouir à votre dernière heure.

« C’est-là le sujet de l’épisode principal de ce tableau
« où l’auteur aurait voulu immortaliser le souvenir de
« sa propre douleur, en même temps que celui de la
« désolation de son pays et de la touchante humanité
« de ses concitoyens. »

Ce tableau, digne d’intéresser à-la-fois les amis de
l’humanité et les amateurs de Part, a obtenu, au salon
de 1806, les suffrages des uns et des autres ; il honore
également le cœur et le talent de l’artiste qui se dis-
tingue par un bon goût de dessin, un coloris brillant ,
et beaucoup de vérité dans les caractères. M. Aparicio,
pensionnaire du roi d’Espagne , après avoir passé
plusieurs années à Paris, est parti pour Rome. Il 11e
manquera pas sans doute d’y perfectionner un talent
qui donne d’aussi heureuses espérances.
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