Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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des peintures d’IIerculanum , particulièrement ceux
cpii sont peints sur un fond noir dans des tableaux
de la même grandeur que ceux qui représentent les
belles danseuses. Nous citerons comme les plus beaux
enfans de marbre qui soient à Rome , à la villa Albani ,
un Cupidon endormi ÿ au Capitole , un Enfant qui
joue avec un Cygne -, et à la villa Negroni , un autre
Enfant monté sur un Tigre, avec deux Amours, dont
l’un cherche à effrayer l’autre par un masque. Ces
morceaux suffisent pour prouver combien les anciens
réussissaient dans l’imitation de la nature enfantine.
Mais le plus bel enfant que l’antiquité nous ait
transmis , quoiqu’un peu mutilé , est un petit Satyre,
d’environ un an , de grandeur naturelle , et conservé
à la villa Albani. C’est un bas-relief, mais d’un saillant
si marqué , que presque toute la figure est de ronde-
bosse. Cetenfant, couronné de lierre, boit probablement
d’une outre, qui manque , avec tant d’avidité et de
volupté, que les prunelles des yeux sont tout-à-fait
tournées en haut, et qu’on ne voit qu’une trace du point
de l’œil. Ce morceau, conjointement avec un autre
bas-relief, aussi de demi-bosse, représentant Icare à qui
Dédale vient d’attacher des ailes , fut découvert au
pied du Mont-Palatin , du côté du Circus Maximus.
Ces monumens peuvent servir à détruire un vieux
préjugé qui est devenu , je ne sais pourquoi , une
vérité qu’on ne conteste plus, savoir , que les anciens
artistes sont fort inférieurs aux modernes dans la
configuration des enfans. »
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