Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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des exercices était la lutte , avant laquelle on frottait
d’huile le corps des athlètes. Dans les plus anciens
temps, les lutteurs étaient vêtus; dans la suite , ils
combattirent nus. En effet, tous ceux que l'on trouve
en marbre ou en bronze n’ont rien qui les couvre.
Il y avait une autre sorte d’athlètes qu’on appelait
pugiles, parce qu’ils se servaient du poing pour se
battre. Ce combat était moins dangereux lorsqu’il se
faisait avec le poing nu. Ils se battaient jusqu’à ce que
l’un des deux fût terrassé, et demandât quartier à son
adversaire. Quelquefois leurs mains étaient garnies
d’une pierre ou d’une boule de plomb. Le jeu du ceste
était encore plus violeut. Les joueurs , appelés cestï-
phores, s'armaient le poing de bandes d’airain assu-
jetties par des courroies. Il n’_y avait qu'un homme
très-charnu qui pût résister à un pareil exercice; aussi
avaient-ils grand soin d’entretenir leur embonpoint.
Ces combattans se munissaient quelquefois la tête de
bandes de cuir et de certaines plaques qui leur garan-
tissaient les oreilles. Les athlètes s’exercaient encore
à sauter. On parle d’un certain Phayllus , qui , dit-on ,
sauta cinquante-six pieds, chose difficile à croire. Le
jeu du disque était encore un des exercices des athlètes:
c’était à-peu-près comme notre palet. Ce disque était
rond et plat. On le faisait de pierre, de plomb ou de
fer. On adjugeait le prix à celui qui le jetait le plus
haut ou le plus loin. Domitien donna le spectacle de
la course des filles, et les obligea aussi à se battre à
coups de poing , comme les athlètes.
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