Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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même oiseau, sans qu’on puisse remarquer la moindre
différence dans les points ou dans les autres détails.
On peut conclure , d’après cela, que la figure de l’oi-
seau est continuée dans toute l’épaisseur du morceau.

« Cette peinture paraît grenue des deux côtés, et
faite de pièces de rapport, à la manière des ouvrages
de mosaïque ; mais elle est composée si artistement,
qu’on ne saurait apercevoir de jointures avec la
meilleure loupe. D’après l’état de la pièce, il était
difficile de se former d’abord une idée de l’exécution
de ce travail; la manœuvre en aurait été long-temps
une enigme, si l’on n’avait pas découvert, à l’endroit
de sa cassure, qu’on avait pratiqué les filets des mêmes
couleurs qui paraissent sur la superficie, et qui régnent
dans tout son diamètre. Au moyen de cette décou-
verte , on a pu conclure que la peinture de ce morceau
a été composée de différentes tranches de verre coloré
qui, mises en fusion , s’unissent en se parfondant. Il
n’est pas à présumer qu’on eût pris tant de peine pour
ne continuer cette peinture que l’épaisseur de la
sixième partie d’un pouce, tandis qu’en employant
des filets plus longs, sans y mettre plus de temps ,
on aurait pu produire un ouvrage épais de plusieurs
pouces. Il résulte de là que cette peinture a été coupée
d’un morceau plus long, quelle a été continuée dans
toute sa longueur, et qu’on a pu multiplier la figure
autant de fois que l’épaisseur en question se trouvait
dans toute la longueur du morceau.

« Le second morceau, aussi cassé, à-peu-près de
la même grandeur, se trouve exécuté de la même
manière. »
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