Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche quarante-huitième. — UEcorcheur rustique ■
groupe du Musée des Antiques.

Ua Rustre éventre un chevreau qu’il vient d’écorcher
après l’avoir suspendu au tronc d’un arbre. La peau
de l’animal ne tient plus qu’à son cou; et retombant
sur la tête, qu’elle couvre entièrement, elle estrelevée
et posée sur une branche.

La peau de brebis qui sert de vêtement à l’écor-
clieur fait présumer que ce monument est un ouvrage
romain. On trouve encore dans les Marais Pontins et
dans les montagnes d’Alatri, des bergers vêtus abso-
lument de la même manière. Ceux des environs de
Rome ont coutume de porter des habillemens complets
faits de peaux de chevreaux nouveaux-nés : le poil en
est extrêmement fin ; ils le placent en dehors.

Ce groupe , en marbre pentelique , est tiré de la
Villa Albani; sa proportion est de demi-nature. Il est
difficile de porter un jugement sur l’exécution de ce
morceau, qui a été extrêmement endommagé ,et dont
la majeure partie est restaurée. Ce qu’il y a de bien
« conservé, tel que la tête, une partie du corps et la
draperie , annonce de la naïveté et l’étude d’une nature
commune. L’animal est médiocrement traité ; parti-
cularité assez ordinaire dans plusieurs bons ouvrages
de l’antiquité, mais dont-il ne faudrait pas conclure
que les anciens n’ont pas su représenter les animaux
aussi bien que les modernes. S’il est vrai qu’ils les ont
souvent négligés lorsqu’ils n’étaient qu’accessoires , il
faut convenir que lorsqu’ils les ont traités isolément,
et comme objet principal, ils les ont parfaitement
rendus, et leur ont donné leur véritable caractère.
" Chez les Grecs ( Winckelman, liv. 4> chap. 4 ),
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