Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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l’étude de l'a nature des animaux ne fut pas moins
l’objet de leurs artistes qu’elle était celui de leurs
philosophes. Nous savons que plusieurs statuaires se
firent une grande réputation par la manière supérieure
avec laquelle ils rendaient les animaux. Calamis se
distingua dans l’art de représenter les chevaux , et
Nicias dans celui de rendre les chiens. La vache de
Myron est plus célèbre que ses autres ouvrages, et
a été chantée par plusieurs poètes dont les vers nous
sont parvenus. On vantait encore un chien de cet
artiste, ainsi qu’un veau de Ménechmus. Nous lisons
que les anciens artistes faisaient des bêtes féroces
d’après le naturel, et que Pasitelès avait devant lui
un lion vivant lorsqu’il fit ce roi des animaux. »

<■ Il s’est conservé des lions et des chevaux d’une
grande beauté, tant de ronde-bosse et de demi-
bosse que sur des médailles et sur des pierres gravées.
Le lion assis, de marbre blanc, plus grand que le
naturel, le même qui était placé autrefois au pont de
Pirée d’Athènes, et qui décore maintenant l’arsenal de
Venise , est rangé, avec raison, parmi les plus beaux
monumens de ce genre. Le lion sur ses pieds , du palais
Barberini, aussi plus grand que le naturel, et enlevé
d’un tombeau , montre ce roi des animaux dans sa
majesté terrible. De quelle beauté de dessin et de coin
ne sont pas les médailles de la ville de Vélia ? Au reste ,
ceux qui ont observé plus d’un lion dans la nature ,
nous assurent que les figures antiques de ces animaux
renferment quelque chose d’idéal qui les distingue des
lions vivans.. »
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