Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche quarante-neuvième. — La Madeleine aux pieds
de J. C., chez Simon le Pharisien • Tableau du Musée
de Versailles , par Subleyras.

Ce sujet, dont les figures sont de grandeur naturelle ,
est le plus capital que Subleyras ait traité. Il n’offre ni
la correction du dessin, ni la dignité des caractères, ni la
vérité de l’expression , ni l’exactitude du costume ,
toutes choses dont on faisait peu de cas à l’époque
où cet artiste a vécu, et où la sévérité du goût passait
pour pédanterie. Aussi ce tableau , qu’on ne peut re-
garder que comme une grande esquisse , dut faire un
honneur infini à l’auteur -, on y trouve tous les genres
de mérite que l’on prisait alors : un ton frais et même
factice, un effet agréable, un dessin négligé, des ca-
ractères insïgnifians , une sorte de grâce maniérée, des
costumes de fantaisie, et sur-tout une grande facilité
de pinceau, qui était la marque incontestable du
vrai talent. Cependant Subleyras n’est pas un peintre
à dédaigner, heureux s’il fût né ou plutôt ou plus tard!
ses études eussent été fondées sur de meilleurs prin-
cipes . Il existe une petite esquisse de ce grand tableau,
ce dernier n’est que la répétion de l’autre. L’artiste eut
mieux fait de prendre des modèles , d’imiter la nature,
et de suivre son esquisse seulement pour les masses,
qui en sont fort bien ordonnées, que de s’attacher ser-
vilement dans l’exécution à la touche vive et facile
de cette même esquisse.

Suite des observations sur les dijferens styles en peinture.
( Voyez page 101 de ce volume. )

Le beau style, ou le style de la beauté, se reconnaît
à la noblesse et à la pureté des formes, Il a moins de
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