Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

Seite: 112
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1807/0170
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( >12 )

Gérard Douw , Van Ostade, et d'un grand nombre
de peintres de l’école flamande.

Nous croyons que c’est sans nécessité que Mengs
reconnaît encore deux autres styles, l’expressif et le
facile , et même des styles vicieux. Tout style est
vicieux lorsqu’il s’écarte des règles du beau et du na-
turel, ou lorsqu’il manque d’unité. Ce dernier défaut
est assez ordinairement celui des artistes qui, n’étant
pas assez riches de leur propre fonds, pillent les di-
verses parties de leur composition dans les ouvrages
de peintres qui ont travaillé dans dïfférens styles.
Quant aux deux autres, l’express’if et le facile , l’ex-
pression étant une partie essentielle de tous les ou-
vrages de l’art, on ne peut en faire un style particulier.
S’il existait, on pourrait dire que Raphaël l’a porté au
plus haut point -, le Dominiquïn l’a suivi, et Rubens ,
qui a rendu l’expression avec moins de noblesse et de
délicatesse que les deux autres,y a mis plus de vigueur
et d’énergie. Le style facile n’est que la facilité d’exé-
cution : ce style, si toutefois il mérite ce nom, est
celui de la dernière école italienne, et de l’école fran-
çaise vers le milieu du dernier siècle, où tout était
sacrifié à la prestesse de la touche.
loading ...