Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche cinquante-cinquième. — La Sainte Famille ;

Tableau de la galerie du Musée , par Jules Romain.

La Vierge , assise sur le gazon, dans un lieu solitaire
entouré de ruines , tient sur ses genoux l’Enfant-Jésus.
Elle joint les mains , et contemplant son fils avec une
douce joie, elle semble unir ses sentimens d’adoration
et de tendresse à ceux d’Elisabeth et du petit S. Jean.
On voit dans le lointain S. Joseph qui s’avance vers
le lieu de cette scène toute maternelle.

’ Lorsque nous avons eu occasion de publier quelque
production de Jules-Romain, nous n’avons pas omis
de dire que cpiel qu’en soit le mérite, ce n’est pas
d’après ses peintures à l’huile que l’on peut apprécier
tout le talent de cet homme extraordinaire j il faut le
juger sur ses grandes compositions exécutées à fresque,
inventions heureuses qui placent Jules-Romain au
rang des plus grands génies. Les écrivains impar-
tiaux n’en ont parlé cpi’avec admiration , ou plutôt
qu’avec cet enthousiasme poétique qui semble avoir
spécialement inspiré le premier des élèves de Raphaël.
Ce n’est pas que l’on ne voie de Jules-Romain plusieurs
tableaux à l’huile d’une bonne exécution ; entre autres
l’Adoration des Mages, dontnous avons précédemment
donné le trait. Ce morceau est fort bien peint, d’une
couleur vigoureuse, et n’eut peut-être pas été dés-
avoué par Raphaël même.

Mengs, dont les écrits d’ailleurs sont dignes d’estime,
ne nous semble pas avoir rendu à Jules-Romain toute
la justice qu’il mérite. Cependant, loin de penser
qu’il ait eu l’intention de le déprimer , nous sommes
portés à croire que le génie bouillant, le style âpre et
sévère de Jules-Romain, ne s’accordaient ni avec les
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