Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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C 125 )

Planche cinquante-huitième.—Le Sacrement de l’Extrême-
Onction ; Bas-relief, par M. Lecomte.

Un Vieillard près d’expirer, reçoit d’un Ministre
des autels les derniers secours de la religion. On re-
marque un profond sentiment de piété et de charité
dans la figure du prêtre qui assiste le moribond. Le lit
de ce dernier est entouré de sa famille , tous jusqu’aux
plus jeunes de ses petits-enfans donnent des marques
touchantes de la plus vive affliction.

Ce bas-relief de M. Lecomte fait suite à ceux du
même artiste que nous avons déjà publiés. On y re-
trouve le même talent de composition , la même
légèreté d’exécution, et cette saillie douce qui rend
ce genre de sculpture susceptible d’orner la surface de
quelque monument.

Les artistes ne sont pas entièrement d’accord sur
le plus ou moins de saillie que l’on doit donner à la
sculpture. Nous citerons à cette occasion l’opinion
d’un statuaire qui a beaucoup écrit sur son art, et
quoique son jugement ne soit pas toujours irrécusable,
il peut servir à éclairer la question.

« Il faut principalement distinguer deux sortes de bas-
reliefs ( Réflexions sur la Peinture , par Falconet ,
tome Ier ) , c’est-à-dire le bas-relief doux , et le bas-
relief saillant; déterminer leurs usages, et prouver
que l’un et l’autre doivent être également admis selon
les circonstances.

«Sur une table d’architecture, un panneau , une co-
lonne , un vase , objets qui sont censés ne devoir point
être percés, et qui n’admettent point de renfoncement,
un bas-relief saillant à plusieurs plans , et dont lés
figures du premier seraient entièrement détachées du
fond, ferait le plus mauvais effet, parce qu’il détruirait
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