Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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l’accord de l’architecture ; parce que les plans reculés
de ce bas-relief supposeraient et feraient sentir un ren-
foncement où il ne doit point y en avoir. Ils perce-
raient le bâtiment, au moins à l’œil ; il n’y faut donc
qu’un bas-relief peu saillant et de fort peu de plans ,
ouvrage difficile par l’intelligence et la douceur des
nuances qui en font l’accord. Ce bas-relief n’a d’autre
effet que celui qui résulte de l’architecture , à laquelle
il doit être entièrement subordonné.

«Mais il y a des places où le bas-relief saillant sera
très-avantageusement employé , et où les plans et les
saillies, loin de produire quelque désordre ne feront
qu’ajouter à l’air de vérité que doit avoir toute imita-
tion de la nature. Ces plans sont ordinairement sur un
autel , ou telle autre partie d’architecture que l’on
supposera percée ou susceptible de renfoncement, et
dont l’étendue sera suffisamment grande 7 puisque
dans un grand espace , un bas-relief doux ne ferait
aucun effet à une grande distance. Ces places et cette
étendue sont l’ouverture d’un théâtre où le sculpteur
suppose tel enfoncement qu’il lui plaît pour donner à
la scène qu’il représente toute l’action , le jeu et l’in-
térêt que le sujet exige de son art en le soumettant
toujours aux lois de la raison , du bon goût et de la
précision, etc. »
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