Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche cinquante-neuvième. — La Sainte-Famille ;

Tableau de lu galerie du- Musée, par Schalken.

Godefroi Schalken, {ils du recteur de l'université
de Dort, naquit en celte ville l’an 1643, et reçut de
son père les élémens de la langue latine. De l’étude
des humanités , il passa à celle de la peinture , et les.
leçons de Gérard Douw perfectionnèrent en peu de
temps le fruit que Schalken avait précédemment retiré
de celles du peintre Samuel van Hoogstraaten, son pre-
mier maître. Schalken s’attacha ensuite aux ouvrages
de Rembrandt , dont il chercha à s’approprier la,
manière ; mais bientôt, se lassant d’être imitateur , il
se crut en état de surpasser ce dernier peintre dans les
grands effets de lumière et la vigueur du coloris. Il
11e craignit pas même de l utter avec la nature, et voulu t
franchir les limites de l’art, en cherchant à rendre la
lumière vive et ouverte du soleil et l’illusion des
flambeaux. Ce genre d’imitation fut toujours son objet
favori, et il l’a multiplié dans la plupart de ses tableaux,
et même dans ses portraits. Il s’y attacha d’autant
plus, que ces sortes d’ouvrages augmentaient chaque
jour sa réputation et sa fortune.

Appelé en Angleterre sur la renommée de ses talens
il la soutint avec avantage, tantqu’il seborna aux petits
tableaux qui l’avaient fait connaître; mais il la vit
déchoir aussitôt qu’il eût la prétention de produire
de grands ouvrages, auxquels il ne parvint à donner ni
relief, ni vigueur, ni dignité. Heureusement il re-
connut son erreur , et s’adonnant de nouveau aux
tableaux de chevalet, ils retrouva ses admirateurs.

Malgré les envieux qui 11c cessaient de le décrier,
Schalken gagna beaucoup d’argent à Londres. De
retour en Hollande, il choisit la Haye pour y passer ht#
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