Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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reste de ses jours, et n’eut pas moins de succès dans
cette ville qu’il en avait eu en Angleterre. On se
disputait l’avantage de posséder quelque ouvrage de
sa main. Schalken profita de l’empressement des ama-
teurs pour renchérir ses tableaux j et travaillant avec
plus de vitesse, il traita ses ouvrages d’une manière
plus libre, qui, loin d’en diminuer le mérite, donnait
à sa touche une grâce et une légèreté qu’elle n’avait
point eues jusqu’alors. Malgré les défauts d’une humeur
brusque et des manières assez grossières que l’usage du
monde peut seul adoucir, il fut toujours considéré.
Il mourut à la Haye le r6 novembre 1706, âgé de
soixante-trois ans.

Le principal mérite des ouvrages de Schalken con-
siste dans un fini précieux et dans l’étude scrupuleuse
des moindres détails. Il s’est peu attaché aux grandes
parties de l’art; il a négligé le dessin et l’expression,
et s’est particulièrement occupé de certains effets qu’il
croyait être le principal but de l’art, quoiqu’ils 11e
fassent que dégrader la beauté et la pureté du coloris.
Ses compositions ne décèlent ni l’homme de génie ,
ni un esprit cultivé. Il a cependant formé de bons
élèves.

Schalken a produit un grand nombre d’ouvrages que
la finesse de son pinceau a fait rechercher des ama-
teurs , et qui sont répandus dans les principaux cabi-
nets de Flandre et de Hollande.
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