Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

Seite: 129
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1807/0196
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
C 129 )

Planche soixante-unième. —-Le Triomphe de Lite et de
Vespasien; Tableau de La galerie du Musée, par Jules
Piomain.

.< Les deux Empereurs, la tête ceinte de lauriers , et
couronnes par la 'Victoire, sont assis sur un même
char, tiré par quatre chevaux blancs , dont deux
écuyers tiennent les rênes. Au-devant marche un offi-
cier romain , tenant une femme par les cheveux; son
désespoir et son abattement indiquent assez que c’est
la Judée captive , dont la conquête fait le sujet du
triomphe. Le cortège passe sous un arc triomphal,
sous lequel on aperçoit le chandelier à sept branches,
l’une des dépouilles du temple de Jérusalem. »

Cette explication est extraite du catalogue du
Musée; nous avons cru devoir la copier littéralement,
parce que la composition du tableau doit être consi-
dérée plutôt comme une allégorie que comme un
trait historique , que l’artiste eût traité sans doute avec
plus d’abondance. La scène n’est ni assez riche ni assez
pompeuse pour donner une idée des fêtes triomphales
telles qu’on les célébrait chez les anciens à la suite
de quelque victoire éclatante.

« Chez les Grecs ( Montfaucon, livre VI de l’Anti-,
cjuité expliquée'),le triomphe consistait, ou en une en-
trée magnifique, ou en un grand voile où étaient repré-
sentées les belles actions du triomphateur. On exposait
ce voile en public, et on le conservait dans les temples,
comme un monument de la victoire. Les Lacédémo-
niens , quand le chef avait combattu vaillamment,
vaincu l’ennemi et fait un grand carnage, immolaient
un coq aux dieux ; mais quand, par sa dextérité, il
avait mis fin à la guerre sans grande effusion de sang,
-on immolait un bœuf, pour marquer combien ils
14. 5i
loading ...