Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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C 13! )

Planche soixante-deuxième. — Jésus-Christ attaché à
la Croix ; Tableau de. la galerie du Musée , par
"Vandyck.

Sainte Rose de Sainte-Marie embrasse les pieds du
Christ; S. Dominique, les bras ouverts, porte vers
lui ses regards attendris ; un ange , qui vient de ren-
verser son llambeau, annonce d’une manière allégo-
rique que le Sauveur a rendu le dernier soupir. La,
pierre sur laquelle il est assis porte l’inscription sui-
vante : Ne patris sui manibus terra gravis esset , hoc
saxum cruci advolvebat et huic loco donabat Antonius
Vandyck. Le peintre fit don de ce tableau aux reli-
gieuses jacobines d’Anvers , en reconnaissance des soins
qu’elles avaient donnés à son père , pendant le séjour
qu’il fit dans cette maison, où il mourut.

Suite de la description du triomphe de Paul-Emile.

«....Les casques étaient sur les boucliers, et les
«cuirasses sur les bottes; on y voyait des peltes de
« Crète , des gerres , boucliers de Thrace, des carquois
« mêlés parmi des freins de chevaux, des épéès nues,
« qui s’élevaient entre ces carquois et ces freins , et
« par-ci par-là , des sarisses , ou longues piques ma-
« cédonniennes. Ces armes n’étaient pas serrées , afin
« que le cahot des chars les fit résonner, et que la vue
« de ces armes de nations même vaincues ne fût pas
« sans quelque terreur. Après ces chariots marchaient
«trois mille hommes, qui portaient sept cent cin-
« quante vases pleins de monnaie d’argent; chacun
« des vases pesait trois talens : chaque vase était porté
*1 par quatre hommes. Les autres portaient des coupes
« d’argent, des vases appelés cornes, dont nous avons
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