Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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Planche soixante-quatrième. — Puppien ; Statue an-,
tique de la galerie du Musée.

Cette statue, de six pieds et demi de proportion,
exécutée en marbre de Paros, est attribué à Puppien ;
du moins c’est l’opinion de Winckelman , qui n’hésite
pas à lui donner cette dénomination. On y trouvé à la
vérité quelques rapports avec les portraits aulhen-
tiques de cet empereur ; mais elle en diffère par l’air
de rudesse qui règne dans la physionomie ; l’expression
même est dénuée de noblesse, et le style de la che-
velure n’est pas conforme au costume du temps ; la
mode alors avait introduit l’usage de se raser la tête.
Peut-être l’artiste , voulant donner plus de dignité à
sa statue , a-t-il cru devoir restituer la chevehtre.
Au surplus , la tête parait trop forte pour la figure,
qui n’offre en tout qu’une production de la décadence
de l’art. On y trouve, au premier aspect, une sorte
de grandiose qui n’est soutenu ni par l’étude , ni par
la légèreté des parties. La figure tient , de la main
gauche , le parazonium, et l’on voit une corne d’abon-
dance dressée contre le tronc d’arbre qui tient à la
jambe droite et sert de support à la statue. Si Winc-
kelman s’est trompé dans ses conjectures, ce monu-
ment paraît appartenir du moins à quelque grand
personnage du temps des Antonins.

La statue est très-bien conservée ; une partie du
bras droit seulement a été restaurée. Elle avait été
autrefois au palais Yerospi, et fut placée depuis à
la villa Albani.

Le peu de durée du règne de Puppien , est cause
de la rareté des monumens de cet empereur. Fils d’un
forgeron, il prit le parti des armes, et parvint, par sa
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