Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 14.1807 [Cigognara Nr. 3401-14]

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( t46 )

qu’il entreprit les sept Sacremens. Le premier fut
fini au mois d’octobre 1644 j c’est celui de l’Extrême-
Onction. Six mois après, il l’envoya en France. Il le
préféra toujours à ce qu’il fit par la suite. C’est celui
où l’on trouve le plus de réminiscences de l’antique.
Yers la fin de juillet de la même année , il envoya
le Sacrement de Confirmation ; en janvier 1647, le
Baptême , la Pénitence , l’Ordre , l’Eucharistie ou la
Cène ; et au commencement de 1648, le dernier de
cette suite , le Sacrement de Mariage. Il fut trouvé un
peu inférieur aux premiers , et donna lieu à cette
plaisanterie , qu’un bon mariage est fort difficile à
faire, même en peinture.

Ces sept tableaux, qui sont tous des morceaux con-
sidérables, 11e furent pas les seuls que le Poussin fit
dans l’espace de ces quatre années. Il peignit encore
plusieurs autres sujets pour diff'érens amateurs , en-
tre autres son beau Crucifiement, Moyse sauvé des
eaux , une Sainte-Famille , Diogène brisant sa coupe,
les Funérailles de Phocion , et les Honneurs rendus à
sa cendre , deux tableaux faisant pendant l’un à l’autre;
un Paysage traversé par un grand-chemin , et le
Baptême de N. S. Tous ces tableaux sont fort connus,
et quelques-uus ornent maintenant le Musée du
Louvre.
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