Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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( 3o )

RHADAMISTE»

ï^a soif que votre cœur avait de le répandre
H’a-t-elle pas suffi , seigneur , pour tous l’apprendre ?

Je vous l’ai vu poursuivre avec tant de courroux ,

Que j’ai cru qu’en effet j’étais connu de vous.

P H A R A S M A TT E.

Pourquoi me le cacher ? Alrî père de'plorable !

R.H A D A M I S T E.

Vous vous êtes toujours rendu si redoutable,

Que jamais vos enfans, proscrits et malheureux ,

IST’ont pu vous regarder comme un père pour eux.
Heureux , quand votre main vous immolait un traître 9
De n’avoir point versd le sang qui m’a fait naître 3
Que la nature ait pu, trahissant ma fureur ,

Hans ce moment affreux , s’emparer de mon cœur !
Enfin , lorsque je perds une épousé si chère ,

Heureux, quoiqu’en mourant, de retrouver mon père !
Votre cœur s’attendrit, je vois couler vos pleurs.

( A Arsame. )

Mon frère , approchez-vous , embrassez-moi 3 je meurs.
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