Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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un haut degré de perfection à Faënza ( d’où vient le
nom de faïence aux vases exécutés dans ce genre), et à
Castel-Durante dans le duché, d’ürbin. Michel-Ange
et Raphaël llorissaient alors ; les ouvrages qu’on fit à
cette époque furent bien dessinés, et les compositions
de ces maîtres célèbres et de leurs principaux élèves
servirent de modèles ; mais on 11e se servait guère
que d’émaux de deux couleurs, le blanc et le noir.
Léonard Limosin, ainsi nommé, parce qu’il était de
Limoges, commença, sous François Ier, à émailler
sur des plaques d'or ou de cuivre, le plus souvent
avec des teintes plates ou transparentes.

C’est à un Français que l’on attribue l’invention
des procédés qui ont porté successivement la pein-
ture sur émail au degré de perfection qui lui a
valu tant de succès; du moins c’est en France qu’011
a exécuté des portraits aussi moelleux, aussi beaux
que s’ils eussent été peints à l’huile ou en minia-
ture , et même des sujets d’histoire, qui ont l’avan-
tage de briller d’un éclat inaltérable.

. Ce fut en 16^2 qu’un orfèvre de Châteaudun ,
nommé Jean Toutin, trouva le moyen de peindre
sur des fonds émaillés d’une seule couleur, avec
lesquels les teintes mises au feu se parfondaient.
Il eut pour élève Gribalin. Le maître et le disciple
communiquèrent leur secret à d’autres artistes, parmi
lesquels on distingue Dubié, orfèvre que le roi lo-
geait au Louvre, Morlière, Robert Vauquer, et
Pierre Chartier ; ces trois derniers travaillaient à
Blois. On vit, immédiatement après eux , Jacques
Bordier et Petitot , dont Louis XIV occupa les ta-
lens; ils travaillèrent de concert aux mêmes ou-
vrages , ils en ont fait d’admirables, et personne ne
les a surpassés , ni même égalés.
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