Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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Planche vingt-huitième. — Barrière, sur le chemin de
Vincennes, par Ledoux.

Cette barrière offre dans sa masse et dans l'en-
ceinte qui l’environnne un caractère grandiose et
un effet pittoresque.

L’avantage qu’eut M. Ledoux dans la composition
de tous ces bâtimens qu’on appelle barrière, fut de
pouvoir disposer à son gré de l’extérieur de leurs
façades, et par conséquent de l’aspect de leurs élé-
vations. La difficulté dans l’architecture, sur-tout
des bâtimens d’usage et d’habitation , est d’en faire
accorder les masses extérieures , les vides et les
pleins, les percés , et les points d’appui, avec tout
ce qu’exige leur intérieur, pour la distribution des
logemens , pour l’introduction de la lumière , et
un grand nombre de besoins de détail très-impé-
rieux. En effet, dans cet art, le besoin subordonne
toujours l’agrément, le soumet à ses lois; et cela
nous explique pourquoi on rencontre rarement des
édifices capables de satisfaire complètement l’œil du
goût, qui ne cherche dans l’architecture que le plai-
sir de l’harmonie des formes.

Les bâtimens des barrières ne prescrivant dans leurs
intérieurs, en fait de distributions, de commodités,
et d’habitations , que le moindre nombre possible
de conditions , et encore des plus vulgaires, l’ar-
chitecte fut le maître non-seulement d’ordonner le
dedans au gré du dehors , mais encore de le sacri-
fier au dessin de ses élévations.

C’est pourquoi on trouvera dans ces édifices des
façades sans percés et sans fenêtres, comme celle
de la barrière dont la figure est ici représentée
kpt. 28 ). Les grands lisses qui résultent de ce parti
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