Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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Notice sur Bon Boullongne.

Bon Boullongne , frère aîné de Louis, naquit à
Paris en 16^9, et reçut avec lui des leçons de Louis
de Boullongne leur père , peintre d’un mérite dis-
tingué. Il fut de bonne .heure envoyé à Rome, quoi-
qu’il n’eût pas concouru pour le prix , mais par la
protection de Colbert. Il y demeura cinq ans pension-
naire du roi, et s’appliqua avec autant de succès que
d’ardeur à l’étude des grands maîtres. Il eut l’art de
copier leurs tableaux de manière à tromper les plus
habiles connaisseurs, et souvent les copies furent prises
pour les originaux.

Après avoir visité la Lombardie , où il acheva da
se former d’après les chefs-d’œuvre du Corrège et des
Caraches, sans négliger néanmoins le Dominiquin et
le Guide , pour lesquels il parut toujours avoir une
prédilection particulière, il revint à Paris, et se pré-
senta à l’académie de peinture, où il fut admis en
1675. Son morceau de réception est le combat d’Her-
cule contre les Centaures (1). Il travailla, sous la con-
duite de Lebrun , à la décoration de l’escalier de
Versailles. Louis XIV , satisfait de son travail, le
gratifia d’une pension de 600 livres. En 1702 , Boul-
longne peignit à fresque, dans l’église des Invalides,
la chapelle de Saint-Ambroise et celle de Saint-Jérôme,
et fut- ensuite rappelé à Versailles, où il fit un grand
nombre de tableaux, tant au palais qu’à la chapelle et
aux maisons de plaisance de Trianon et de la Ména-
gerie. Ce furent les derniers ouvrages qu’il exécuta
pour le roi.

( La suite à l’article ci-après, )

(1) Ce tableau fait maintenant partie du Muse’e-Napoléon ; il
sera publié dans les Annales,
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