Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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une partie de la réputation dont ils ont, joui de leur
temps.

Bon Boullongne, mort en 1717 , eut deux fils, qui
moururent fort jeunes et avant leur père. L’aîné s’était
d’abord attaché à la peinture, et l’avait quittée pour
suivre le barreau. Géneviève et Magdeleine , sœurs
de Bon Boullongne, cultivaient la peinture avec suc-
cès : elles firent conjointement quelques tableaux, et
furent de l’académie royale.

Si l’on ne peut placer Bon Boullongne dans la classe
des premiers artistes, on ne peut du moins lui con-
tester de véritables connaissances dans toutes les par-
ties de l’art. Son caractère était gai, son esprit vif et
rempli de saillies ; son cœur sensible et fidèle à l’amitié.
On cite comme un modèle d’émulation et d’attache-
ment l’union constante de Bon Boullongne et de
Louis son frère.

Outre les peintures que Bon Boullongne exécuta au
palais de Versailles, à Trianon , à la Ménagerie et dans
l'église des Invalides , il peignit la résurrection du
Lazare , très-grand tableau , pour le chœur des Char-
treux; la Conception, pour le maître-autel du cou-
vent de l’Assomption ; le Mariage et la Présentation
de la Vierge , pour le même couvent ; aux Petits-
Pères , un S. Jean-Baptiste. Le plafond de la salle
de la Comédie Française , sujet mythologique ; une
autre allégorie au plafond d’une des salles du Palais
de Justice , etc. Il peignit encore dans l’ancienne
église de Versailles , la Cène , le Mariage de sainte
Catherine et deux autres petits tableaux.

Audran, Boquet, Moreau, Cocliin, etc., ont gravé ,
d’après Bon Boullongne, une trentaine de pièces.

( La suite à Varticle ci-après. )
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