Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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« d’Albin, et fit jeter leurs cadavres dans le Tibre.
<• 11 lut les papiers de cet infortuné, et fit périr tous
« ceux qui avaient embrassé son parti. Les premières
« personnes de Rome et quantité de dames de dis—

« tinction furent enveloppées dans ce massacre.

« Sévère était au milieu de ses conquêtes ; son fils
« aîné Caracalla, étant un jour à cheval derrière lui,
« voulut le tuer d’un coup d’épée. Ceux qui les ac-
« compagnaient voyant Caracalla levant le bras pour
« frapper Sévère , poussèrent un cri qui l’effraya et
« l’empêcha de porter le coup. Sévère se retourna,
« vit l’épée nue entre les mains du parricide, et s’aper-
« eut de son dessein, mais il ne dit rien, et finit ce
« qu’il avait à faire. Lorsqu’il fut rentré à la maison
« où il logeait, il fit venir Caracalla dans sa chambre,
« et lui dit, en lui présentant une épée: Si vous voulez,
« me tuer, exécutez votre dessein, à présent que vous
« ne serez vu de personne. »
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