Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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Planche soixante-unièmc.—La Communion de S. Fran-
çois d’Assise , mourant ; Tableau de la Galerie du

Musée, par Rubens.

S. François naquit à Assise, ville d’Ombrie, l’an
1182, d’une famille distinguée, originaire de Florence.
Ses parens faisaient à Assise un commerce considé-
rable. Uniquement occupés du soin de leurs affaires ,
ils négligèrent l’éducation de leur fils, et ne son-
gèrent qu’à le former aux travaux de leur état. Il
apprit si parfaitement le français, qu’on ajouta au
nom de Jean , qu’il avait reçu au baptême, celui de
François , sous lequel il fut plus connu.

S. François montra de bonne heure une extrême
affabilité et une grande charité envers les pauvres.
Renonçant aux plaisirs et aux richesses, il chercha
la solitude pour se livrer à la méditation et aux exer-
cices de piété. Une ancienne église située hors des
murs d’Assise était souvent son lieu de retraite. Il
entreprit de faire réparer ce monument, et par un
excès de zèle, il prit chez son père des étoffes, dont
il remit l’argent au prêtre de l’église, pour être em-
ployé à cet usage. Son père, instruit de ce dessein,
courut le chercher, reprit l’argent, accabla son fils
de réprimandes et de mauvais traitemens, et lui pro-
posa de faire devant l’évêque une renonciation pu-
blique à tous ses biens. L’acte en fut fait d’une ma-
nière authentique.

De ce moment, S. François s’adonna aux pratiques
de la vie religieuse, et ne s’occupa que d’œuvres de
charité. Ayant entendu dans une église la lecture
de l’évangile où Jésus dit à ses apôtres : Ne portez
ni or , ni argent , ni provisions pour le voyage, ni
deux vêtemens, ni souliers, ni bâton, il suivit ce.
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