Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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précepte à la lettre, jeta son argent, quitta son bâton
et sa chaussure , et se revêtit d’un habit pauvre , qu’il
lia avec une corde. Il donna le même habillement
à ses disciples , dont le nombre s’accroissait chaque
jour.

Ce fut en 1210 qu’il obtint du pape une appro-
bation verbale pour son institut , sous le nom de
Frères mineurs. Il fut alors ordonné sous-diacre, et
refusa par humilité d’être ordonné prêtre. On ferait
un long récit de ses travaux, et de ses pénibles
voyages en Syrie et en Egypte j des soins qu’il prit
pour faire fleurir les couvens qu’il avait formés en
Espagne, en Languedoc et en Italie -, enfin des pri-
vations et des austérités qu’il s’imposa pendant la
durée de sa vie. Il mourut le 4 octobre 1226, dans
une petite cellule qu’il s’était fait préparer sur le
mont Averne. Le comte Orlando lui avait donné cette
solitude, et y avait fait bâtir un couvent. S. François
reçut, dans un extase, les stygmates des plaies de
J. C., dans ses mains , sous ses pieds et au côté
droit. Le pape ordonna une fête à l’occasion de cet
événement.

La Communion de S. François mourant, par Ru-
bens , est un fort beau tableau , quoiqu’il soit exé-
cuté dans un autre style que ceux d’Augustin Carache
et du Dominiquiu, qui représentent la Communion
de S. Jérôme. Si l’on a dit avec raison que le Do-
miniquin avait emprunté du Carache la disposition
de sa scène , 011 peut assurer que Rubens a profité
de la composition du Dominiquin. ( V. la planche 57
du tome Ier des Annales, pag. 117, et la planche 24 du
tome II, pag. 47.
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