Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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Planche soixante-deuxième. — Jésus-Christ apparaît à
la Madeleine, • Tableau de là Galerie du Musée,
par l’Albane.

« Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine
« vint dès le matin au sépulehre , lorsqu’il faisait en-
« core obscur, et elle vit que la pierre avait été ôtée
« du sépulchre.!.. Elle se tint dehors; et comme elle'
« pleurait, s’étant baissée pour regarder dans le sé-
« pulchre, elle vit deux anges vètuS de blanc, assis
« au lieu où avait été le corps de Jésus , l’un à la
«tête et l’autre aux pieds. Ils lui dirent : Femme,
«pourquoi pleurez-vous? Elle leur répondit: C’est
« qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où
« ils l’ont mis. Ayant dit cela , elle se retourna et
« vit Jésus debout, sans savoir néanmoins que ce fût
«Jésus. Alors Jésus dit: Femme, pourquoi pleurez-
«vous? qui cherchez - vous ? Elle, pensant que ce
« fût le jardinier , lui dit : Seigneur, si c’est vous
« qui l’avez enlevé , dites-moi où vous l’avez mis ,

« et je l’emporterai. Jésus lui répondit : Ne me

« touchez point, car je ne suis point encore monté
«vers mon père; mais allez trouver mes frères, et
« leur dites de ma part : Je monte vers mon père
« et votre père ; vers mon dieu et votre dieu. » ( Evan-
gile Saint Jean, chapitre 20. )

La Madeleine, que l’on reconnaît ordinairement à
ses longs cheveux épars et flottans sur ses épaules,
au vase de parfums qu’elle tient dans sa main , et
sur-tout à l’expression tendre et mélancolique, qui
anime ses traits , vient de se jeter aux pieds du
Christ, qu’elle n’a pas reconnu. Jésus, en lui disant
ces paroles, Ne me touchez pas, fait un léger mou-
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