Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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Planche soixante-cinquième. — Le Jeune Tobie rend la
vue à son père ■ Tableau de la Galerie du Musée ,
par Hemmessen.

Tobie, vieux et aveugle, et devenu pauvre lui-
même après avoir long-temps soulagé les malheureux ,
se souvint d’avoir prêté autrefois à un homme de sa
tribu, nommé Gabelus, dix talens d’argent. Son débi-
teur demeurait à Ragès, ville des Mèdes ; Tobie réso-
lut d’y envoyer son fils , et il le mit sous la conduite
d'un jeune homme qui leur était inconnu. C’était
l’ange Raphaël, envoyé de Dieu pour veiller sur le
jeune Tobie, et qui s’était présenté sous la figure et
sous le nom d’Asarias. S’étant mis en chemin , ils
virent dès le premier jour , sur le bord du Tigre »
un poisson monstrueux. Malgré sa frayeur , et suivant
la parole de l’ange, Tobie saisit le poisson, le vida,
mit à part le fiel et le foie pour en faire des remèdes
utiles, et fit cuire la chair pour leur servir de nour-
riture jusqu’au lieu où ils devaient s’arrêter avant
d’arriver à Ragès : ce lieu était la demeure de Raguel.
Il était parent de Tobie, et le reçut avec joie. Celui-ci
ayant vu et aussitôt aimé Sara sa cousine, la demanda
à son père, quoiqu’elle fût veuve de sept maris, et
l’obtint pour femme. Il alla ensuite avec l’ange à
Ragès, où Gabelus lui remit l’argent qu’il devait. De
retour chez Raguel avec Gabelus , ils célébrèrent le
festin des noces, et quelque temps après ils se mirent
en route pour retourner à la maison paternelle. Le
jeune Tobie et l’ange avaient pris les devants. Lors-
qu’ils furent près de la maison du père, ce vieillard,
tout aveugle qu’il était, se leva, et courut au-devant
de son fils; ils s’embrassèrent, et rendirent grâce à
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