Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 15.1807 [Cicognara Nr. 3401-15]

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apprécier ses talens et l’associa à ses entreprises. Il
l’employa particulièrement à peindre le ptvysage de
ses tableaux.

De retour dans sa patrie, Martin lut admis à la
société des peintres d’Anvers : il était déjà de l’aca-
démie de cette ville avant de partir pour l’Italie.

Martin de Vos acquit une réputation qu’il conserve
encore. Il eut l’invention et l’exécution faciles , un
dessin correct et gracieux, un coloris frais, suave et
brillant ; mais ses expressions sont faibles, son effet
général un peu froid. Il , a fait un grand nombre de
portraits fort estimés.

Ses plus beaux tableaux sont à Anvers , où ils ornent
des églises. A la cathédrale seule, ou en comptait
quatorze , presque tous des tableaux d’autels. Il eu
fit encore quelques-uns pour la ville d’Oudenarde et
d’autres villes de Flandres et d’Italie. Ou en voyait
deux capitaux dans le cabinet du duc d’Orléans.

Martin mourut à Anvers , à l’âge de soixante-dix ans.
Il laissa une grande fortune, et trois élèves, entre
autres, qui lui ont fait honneur; Pierre, son frère;
Guillaume, son neveu, fils de ce dernier; et Ven-
ceslas Koeberger, le plus habile des trois.

On a beaucoup gravé d’après Martin de Vos. Son
œuvre se compose d’environ six cents pièces.

On cite un Corneille de Vos , né à Ilalst. Il Uorissait
à Anvers en 1620. Le Musée possède un seul tableau
de ce peintre, le portrait vu à mi-corps d’un vieux
concierge de l’académie de peinture d’Anvers; c’esï
un bon ouvrage.

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