Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

Seite: VI
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1808/0012
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
vos premiers pas. Il n’est aucun artiste de nos
jours qui n’ait connu ce savant estimable, et
qui ne conserve et honore sa mémoire.

A gréez , Monsieur , mes vifs sentimens de
considération et d’attachement.

Yotre dévoué serviteur ,

Landon.

Bibliothèque impériale ), ne' à Paris, le io avril 1718, mort
le 27 fe'vrier 1800. Charles-Nicolas Coypel, premier peintre du
roi, prit soin de son enfance, dirigea ses e'tudes , développa ses
heureuses dispositions , forma son cœur à la pratique des vertus ,
lui donna le goût des arts , et l’introduisit dans le monde.

Très-jeune encore, Hugues-Adrien Joly fut accueilli avec
bonté par le duc d’Orléans , le cardinal de Polignac et l’abbé
de Rothelin ; il fut touie sa vie en liaison intime avec le comte
de Caylus , le baron de Hciuecken et Pierre Mariette.

Secrétaire de l’Académie royale de peinture et de sculpture,
pendant près de 3o ans, et garde du Cabinet des estampes et
planches gravées de la Bibliothèque du roi, pendant plus de 5o
ans, il s’est fait remarquer par l’érudition, la douceur et le zèle
qu’il conserva toujours, et par une conversation qu’il savait diver-
sifier selon le rang, l’état et l’esprit des hommes avec lesquels il se
trouvai t.

Malgré tant de qualités qui le faisaient chérir , il ne fut point
à l’abri de l’envie. Des intrigans parvinrent à lui ravir sa. tran-
quillité. Vers la fin de 1792, MM. Joly pere et fils , perdirent
leurs places , et lorsqu’un gouvernement plus calme voulut répa-
rer les injustices passées, M. Joly fils put seul reprendre ses
fonctions ; mais le père eut la satisfaction de voir son fils con-
tinuer à enrichir un dépôt précieux dont il avait été le fonda-
teur.
loading ...