Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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0.5
1 cm
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C i3 )

Planche troisième. — Le Christ mort entre les bras
de son père ; Tableau de la Galerie du Musée,
par Rubens.

Le Christ mort, est posé sur les genoux de Dieu
le père. A ses côtés, sont deux Anges tenant les ins-
trumens de la Passion.

Sous le rapport d’une forte expression, de la touche
et du coloris, ce tableau est bien digne du pinceau
de Rubens • mais la figure du Christ, vue en raccourci;
celle du Père éternel, dont on ne voit que la partie
supérieure, affaissée sous des draperies lourdes , pré-
sentent un aspect désagréable et nuisible à l’intérêt
d’une scène aussi pathétique. Les têtes n’ont ni noblesse
ni beauté, et les nus manquent de grâce et d’élé-
gance. On croirait que le peintre n’a pas eu d’autre
intention que de se montrer habile à vaincre les diffi-
cultés. En effet, le raccourci de la figure principale
est parfaitement senti. C’est le principal mérite de
ce morceau, dont la composition semble être plutôt
un tour de foroe vivement conçu et exécuté, que la
pensée d’un homme de génie pénétré de la dignité
de son sujet.

Fin de la notice sur les Fourbus.

François Pourbus, auteur du tableau de Jésus-Christ
au milieu des Docteurs, dont la planche précédente
offre le trait, était fils de Pierre Pourbus. Il naquit
à Anvers vers l’an îô/jo, et montra dès son jeune
âge, les plus heureuses dispositions pour la peinture.
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